Analyse morphologique

C'est à un astronome suisse, d'origine bulgare, ayant passé la plus grande partie de sa vie aux USA - Fritz Zwicky - que l'on doit l'analyse morphologique. Conçu dans les années 1940 (diffusion fin des années 60), cet outil lui a permis de démontrer (en théorie) l'existence d'étoiles non encore répertoriées. Il l'a également utilisée plus tard pour la mise au point de fusées.

Cette technique de créativité partage des traits communs avec le Rubiks' cube.

Principales étapes

  1. Choisir le sujet d'analyse et les axes qui vont retenir l'attention ;
  2. Pour chacun, décliner les ou des possibilités ou alternatives ;
  3. Consigner le tout dans un tableau ou une matrice ;
  4. Evaluer les combinaisons.

Le survol d'un cas pratique sera sans doute plus concret. Un producteur de produits de bouche (dont foie gras) espère élargir son offre avec une voire plusieurs formules novatrices. Il retient trois axes - consistance, température et moment ou destination de la consommation - qu'il décline pour former ce tableau :

analyse morphologique - exemple

Le plan de bataille est prêt, reste à partir au combat c'est-à-dire évaluer les combinaisons :

  • chaud / liquide / accompagnement
  • chaud / liquide / apéritif
  • … / ... / ...
  • tiède / solide / entrée
  • tiède / solide / plat principal

Différentes mises en forme

L'analyse morphologique peut se mettre en scène sous différentes formes. Il semble que F. Zwicky  donnait la préférence à des matrices carrées en deux ou en trois dimensions. Dans ce cas, on obtient des croisements plus linéaires ou systématiques. L'alternative - une matrice rectangle (cf. exemple) - permet quant à elle de former des combinaisons plus complexes.

Idéalement, il y a lieu d'évaluer toutes les combinaisons livrées par la matrice ou le tableau. Pratiquement, ce n'est pas toujours envisageable, l'exemple ci-dessus ouvre 1.440 combinaisons différentes !

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